Salut & Fraternité

Le trimestriel de la laïcité en Province de Liège

  • Christophe Corthouts
    délégué au service Animations

La recherche du bonheur : Entre chimie et partage ?

Le 26 avril dernier, le Centre d'Action Laïque de la Province de Liège s'interrogeait sur… l'eudémonisme. Une doctrine qui propose de vivre le bonheur aujourd'hui, dans le respect de soi et des autres, à l'aide d'une bonne dose d'esprit critique et de libre examen.

Pour abor­der ce thème pour le moins divers (qu'est-ce que le bonheur ? Pour qui ? Pour­quoi ? Quand ? Comment ? Dans quelle société ? Avec quels moyens ? Quelles consé­quences ?) étaient réunis David Scholpp, assis­tant au dépar­te­ment des sciences de l'éducation de l'ULG, le docteur Luc Stevens, méde­cin spor­tif de quelques-uns des athlètes belges les plus médaillés et Richard Rous­se­let, soliste inter­na­tio­nal et péda­gogue de renom­mée.

Dans un premier temps de cette rencontre, le docteur Stevens nous présen­tait le bonheur sous la forme, pour le moins ration­nelle, d'une lutte chimique entre nos hormones ! Tout en préci­sant l'importance du cortex et de nos sché­mas de pensée au sein de cette alchi­mie. Richard Rous­se­let avan­çait ensuite sur les chemins du partage, d'une vision du bonheur surtout tour­née vers les autres et l'objectif noble du vivre ensemble. Enfin, David Scholpp nous démon­trait cet éton­nant para­doxe : alors que dans les premiers âges de la vie, notre appren­tis­sage est lié, inti­me­ment, au plai­sir de la décou­verte, au jeu et à l'expérience posi­tive, les proces­sus scolaires semblent, en grande partie assi­mi­lés à la diffi­culté, la souf­france, la séche­resse et le refus d'une éduca­tion « joyeuse ».

Au final, après un échange riche avec les parti­ci­pants de cette table ronde, il ressor­tait que le chemin vers le bonheur est peut-être un travail vers la connais­sance de soi, le respect des autres, le plai­sir de l'enrichissement, physio­lo­gique et intel­lec­tuel, et le sens du partage. Un travail qui doit débu­ter au plus tôt. Parce que le bonheur, c'est ici et main­te­nant?!