5 salles

La révolution industrielle provoque l’apparition de nouvelles classes sociales : la bourgeoisie industrielle et le prolétariat. L’une est détentrice des capitaux et des moyens de production, l’autre ne possède que sa force de travail. Les ouvriers du début du XIXe siècle accumulent les inégalités subies. Ces dernières sont économique, politique, sociale et culturelle. Cette première étape permet de comprendre que la pauvreté ne relève pas d’une responsabilité individuelle mais bien d’une organisation sociale.

Face à leurs conditions indignes de survie, les travailleurs laissent éclater leur désespoir et proclament la grève générale. Le 18 mars 1886, dans le centre de Liège, un meeting se transforme en une nuit d’émeutes. Cet événement entraîne la naissance de la question sociale en Belgique.

Cette étape retrace un siècle de luttes menées pour la transformation sociale et politique de la société. Si au XIXe siècle la soumission est bien intégrée, petit à petit, la classe opprimée se structure et s’organise afin de prendre son destin en main. Un processus de conscientisation collective est en marche, les luttes s’organisent avec comme résultats politiques l’instruction publique, le suffrage universel et les droits sociaux dont l’établissement de la sécurité sociale.

Cette séquence illustre les Trente Glorieuses souvent perçues comme une époque de croissance. Or, certaines catégories de travailleurs (les femmes, les immigrés) restent sous-payés et travaillent parfois dans des conditions proches de celles du XIXe siècle. C’est dans ce climat que va éclater la grève de l’hiver ­1960-1961.

Cette salle pose enfin la question contemporaine du délitement des conquêtes sociales, du démantèlement de l’État-providence dans un système économique et financier en « crise ». Quelles réponses collectives apporter à cet état de fait, sur quelles forces sociales peut-on compter aujourd’hui ?

Infos pratiques

Visitez l’exposition à La Cité Miroir (Liège)
Place Xavier Neujean 22 – 4000 Liège

Compte tenu de la crise sanitaire, les modalités de visite de l’exposition permanente En Lutte. Histoires d’émancipation sont temporairement modifiées :

  • Ouverture du lundi au samedi à partir du 15 juin 2020 ;
  • Réservation recommandée d’un créneau horaire pour votre visite ;
  • Maximum 8 visiteurs par créneau horaire ;
  • Port du masque recommandé. Merci de vous munir du vôtre ;

Réservez votre visite

Afin de garantir votre sécurité et celle du personnel, une série de mesures sont mises en place : gel hydroalcoolique à disposition, nombre de visiteurs limité, marquages au sol, nettoyage fréquent...

Merci de respecter votre horaire de visite et ces nouvelles mesures pour le bon déroulement des visites.

L'animation pédagogique n'est pas possible en ce moment

Préparez votre visite
Dossier pédagogique pour enfants:


  • 7€ (adultes) – 5€ (- 26 ans / séniors 65 ans et +) – 1,25€ (Article 27)
  • 1 accompagnant / groupe de 15 personnes
  • Entrée gratuite pour les possesseurs d’une carte Région wallonne, Educpass, Carte Prof ou Leraren Kaart et tous les 1ers dimanches de chaque mois.
  • Tout public à partir de 15 ans
  • Capacité de l’exposition : 25 pers.

Horaire régulier à partir du 1er septembre 2020 - sous réserve :

  • Du lundi au vendredi : départ à 9h – 11h – 13h – 15h
  • Samedi et dimanche : départ à 11h – 13h – 15h
  • En juillet et en août : départ à 11h – 13h – 15h (fermé le dimanche)
  • Fermé les jours fériés ainsi qu’entre le 24 décembre et le 1er janvier inclus
  • Durée de la visite : 85 minutes (120 minutes avec animation)

Informations et réservations : 04 230 70 50 - www.citemiroir.be

Formulaire de réservation pour les groupes à partir du 1er septembre 2020 - sous réserve :

Formulaire de réservation en ligne

Réservations obligatoires pour les groupes | Réservations conseillées pour les individus.