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One Planet, one Right : faire du droit de vivre sur une planète saine un droit humain

Ce n'est pas un secret : notre monde natu­rel est en très mauvais état. Notre système non durable provoque un chaos clima­tique et met plus d'un million d'espèces en danger d'extinction. Comment un élément aussi fonda­men­tal que la vie sur Terre peut-il être traité avec autant de négli­gence ? Nous devons chan­ger complè­te­ment la façon dont nous trai­tons notre maison. Nous, comme tous les autres êtres vivants, méri­tons le droit à un monde natu­rel sain.


Comme nous le rappelle la covid-19, la destruc­tion de la nature nuit direc­te­ment aux personnes. Nous ne devons pas oublier que nous faisons partie de la nature et que nous avons besoin d'une planète saine pour survivre ensemble. La reprise après la covid-19 doit être une reprise verte, avec au cœur le droit humain à un envi­ron­ne­ment natu­rel sain.

À cette fin, lors de la Jour­née de la Terre 2020, avec nos parte­naires, nous avons lancé une campagne mondiale à long terme, pour que le droit de vivre sur une planète saine devienne un droit univer­sel, reconnu par les Nations Unies. Nous sommes main­te­nant plus de 1 350 groupes de la société civile (et ce n'est pas fini !) à lancer collec­ti­ve­ment cet appel : défen­seurs des droits humains, peuples autoch­tones, groupes de jeunes, mili­tants pour le climat, groupes reli­gieux, orga­ni­sa­tions de défense de l'environnement et du déve­lop­pe­ment et mili­tants pour la justice sociale avons unis nos forces pour deman­der instam­ment aux Nations Unies d'officialiser cette recon­nais­sance et de la rendre universelle.

Concrè­te­ment, cette péti­tion réclame à l'ONU et à ses États membres d’adopter une réso­lu­tion pour réaf­fir­mer la recon­nais­sance du droit à un envi­ron­ne­ment sain à l'Assemblée géné­rale des Nations Unies, d’intégrer ce droit dans le cadre mondial pour la biodi­ver­sité post-2020 ; et de le recon­naître dans les consti­tu­tions natio­nales, dans la légis­la­tion et/ou par la rati­fi­ca­tion des trai­tés perti­nents et assu­rer sa mise en œuvre au niveau national.

Le droit à un envi­ron­ne­ment sûr, propre, sain et durable est déjà couvert par les consti­tu­tions et les lois d'une grande majo­rité de pays dans le monde, ainsi que par les systèmes régio­naux. Il existe égale­ment un système juri­dique crois­sant pour la mise en œuvre et l'application de ce droit. En faisant de ce droit un droit univer­sel, on recon­naît que tout le monde, partout, devrait avoir ce même droit.

Ce droit incite les pays à renfor­cer leurs poli­tiques et leur légis­la­tion afin de mieux prendre soin de la nature et de la biodi­ver­sité. Il a été démon­tré que cela permet d'assainir l'air, d'améliorer l'accès à l'eau potable et de réduire les émis­sions de gaz à effet de serre. Il assure égale­ment la justice envi­ron­ne­men­tale pour les commu­nau­tés expo­sées à des envi­ron­ne­ments dégra­dés et dange­reux, tels que l'air toxique ou les maladies.

Rejoi­gnez-nous ! Signez la péti­tion pour que le droit de vivre sur une planète saine soit reconnu par les Nations Unies. Cela peut sembler insur­mon­table, mais c'est néces­saire : pour sortir de ces crises, pour assu­rer notre avenir et celui de la planète, nous devons trans­for­mer entiè­re­ment la rela­tion de l'humanité avec la nature. Ce droit humain y contribue.


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