Voici nos demandes pour un monde de demain

Nous sommes à un tour­nant de l'histoire. En réponse à la crise du Covid-19, notre gouver­ne­ment se prépare à injec­ter des milliards pour main­te­nir l’économie à flot.

Il est primor­dial que ces inves­tis­se­ments finan­ciers contri­buent à combattre la crise clima­tique, en s’inscrivant dans la logique de l’accord de Paris, la perte de biodi­ver­sité ainsi que l’augmentation de la pauvreté dans notre société. Sans quoi, les tensions exis­tantes s’accroitront encore au sortir de cette pandé­mie.

La recons­truc­tion, après le Covid-19, peut être une formi­dable oppor­tu­nité de poser les fonda­tions d’une société plus juste et plus verte. Plus que jamais, il faut faire le choix des personnes et de notre planète, pas des divi­dendes.

Pour y arri­ver, nous adres­sons 6 demandes claires au gouver­ne­ment de Sophie Wilmès :

  • Inves­tir dans la planète. Les mesures de soutien sont l’occasion de combi­ner reprise écono­mique et lutte contre les crises du climat et de la biodi­ver­sité. Par consé­quent, aucun soutien ne doit être accordé aux entre­prises et aux acti­vi­tés qui vont à l’encontre de l’accord de Paris sur le climat et des plans euro­péens et inter­na­tio­naux pour la préser­va­tion de la biodi­ver­sité.
  • Faire le choix des personnes, pas des multi­na­tio­nales. Les personnes qui se débattent actuel­le­ment avec des diffi­cul­tés liées à la crise de Covid-19 ( perte de revenu, chômage tech­nique, …), ont besoin d’un soutien supplé­men­taire. Le soutien finan­cier aux entre­prises doit servir d’abord à proté­ger leurs employés, et non à distri­buer des béné­fices aux action­naires.
  • Pas de « busi­ness as usual » pour les indus­tries polluantes. Le soutien à l’aviation, à l’industrie auto­mo­bile et à d’autres indus­tries polluantes ou consom­ma­trices d’énergie n’est possible que si ces entre­prises s’engagent à atteindre des objec­tifs clima­tiques ambi­tieux au moyen de plans concrets. L’aide doit égale­ment proté­ger les employés, et non les action­naires.
  • Reva­lo­ri­ser les profes­sions essen­tielles. Aujourd’hui, plus que jamais, nous admi­rons les personnes qui font vivre notre société : les héros silen­cieux dans les hôpi­taux, les établis­se­ments de soins et les super­mar­chés, mais aussi les travailleurs dans le domaine de la garde et de l’éducation des enfants. Pour­tant, ils sont souvent décon­si­dé­rés et sous-payés. Inves­tis­sons dès main­te­nant dans des emplois sociaux au service de chacun d’entre nous.
  • Inves­tir dans une tran­si­tion éner­gé­tique sociale. Les panneaux solaires et les réno­va­tions écoéner­gé­tiques sont les moyens les plus effi­caces pour inci­ter tout le monde à passer à une éner­gie 100 % renou­ve­lable et pour créer des emplois locaux durables. Levons les obstacles qui en excluent encore aujourd’hui certains groupes, comme les allo­ca­taires sociaux, et faisons en sorte que ces inves­tis­se­ments ciblés soient rentables pour tous.
  • Rendre les aliments sains, locaux et écolo­giques abor­dables finan­ciè­re­ment pour tous. En période d’instabilité sociale et écono­mique, il est plus impor­tant que jamais que des aliments sains et écolo­giques soient dispo­nibles et abor­dables. Il faut aider et promou­voir les petits agri­cul­teurs et les réseaux alter­na­tifs locaux d’alimentation.

Nous avons une chance de sortir de cette crise sani­taire plus forts et plus à même de répondre aux crises clima­tiques, de biodi­ver­sité et d'inégalités sociales.

Signez notre péti­tion pour exiger un avenir meilleur, plus juste et plus durable.

Pour plus d'informations et de détails sur l’ensemble de nos exigences, lisez notre blog consa­cré à la sortie de la crise du Covid-19.



Lien vers la péti­tion en ligne

Publié le 30/04/20